Enseignant suspendu à Sciences Po Grenoble pour avoir usé de sa liberté d’expression : aidez-nous à le défendre !

Infos

Être tenu au courant
Nous contacter
Déposer un dossier
Partager sur :

Vincent Tournier est maître de conférences de sciences politiques à Sciences Po Grenoble. Il vient d’être suspendu de tous ses cours pour une durée de cinq mois par la direction.

Depuis plusieurs années, Vincent Tournier subit défiance, pression et harcèlement par une partie du corps enseignant et des étudiants.

En 2021, son enseignement avait été violemment critiqué et attaqué lorsqu’un de ses collèges, Klaus Kinzler, professeur agrégé d’allemand à l’IEP Grenoble, et lui-même avaient fait l’objet d’affiches sauvages sur les murs de Sciences Po Grenoble : « Des fascistes dans nos amphis : Tournier et Kinzler démission ». Les deux hommes avaient été placés sous protection policière pendant cinq semaines.

Depuis début mars 2026, la pression s’intensifie de nouveau. Vincent Tournier vit un véritable cauchemar pour le seul fait d’avoir fait usage de sa liberté d’expression.

Le 3 mars dernier, lors de la revue de presse qui introduit habituellement son cours, Vincent Tournier dit constaté plusieurs éléments qui convergent vers un effacement de la civilisation, notamment la dénatalité, ce qui a choqué certains étudiants.

Une semaine plus tard, Vincent Tournier débat de nouveau avec ses étudiants à propos de sujets d’actualité, notamment de la journée du droit des femmes. Il évoque le fait que l’instauration d’une journée consacrée au « droit des hommes » pourrait aussi être une bonne idée. À nouveau, certains étudiants se disent choqués, et le deux-tiers de la classe quitte soudainement le cours.

Afin de rétablir un climat pacifique, il tente de faire amende honorable en leur présentant des excuses par courriel, sans que celles-ci soient reçues favorablement.

Durant plusieurs jours, un appel au boycott est organisé par certains élèves, ainsi qu’un appel à témoignages, soutenu par la direction de l’Institut d’études politiques.

Le lundi 23 mars, Vincent Tournier est convoqué à une rencontre en présence du directeur de l’établissement et de quelques autres responsables.

Dans un contexte d’urgence, le collectif Justitia de l’Institut Thomas More a immédiatement désigné l’un de ses avocats, maître Carine Chaix, pour assurer sa défense.

À l’issue de la réunion, il a été décidé de suspendre tous ses cours pour une durée de cinq mois sans qu’il ait pu se défendre équitablement. Durant cette période, durant laquelle une « enquête administrative approfondie » sera menée, on lui interdit tout communication avec ses élèves. Le président du Conseil d’administration de l’IEP a lui-même déploré l’absence de médiation et a trouvé la sanction disproportionnée. En outre, il ressort clairement des discussions que des poursuites disciplinaires sont envisagées à la suite de cette enquête.

Le directeur a prévenu l’administration, le corps enseignant et les étudiants de la décision tout en précisant que les enseignants-chercheurs « jouissent d’une entière liberté d’expression » (sic).

Le monde universitaire subit un processus massif de politisation. Le climat idéologique de certaines universités et hautes écoles françaises est de plus en plus étouffant. De nombreux professeurs ne peuvent plus enseigner sereinement.

Il est fondamental de défendre la liberté académique et la liberté d’expression de Vincent Tournier, et du monde académique en général.

L’estimation des coûts de sa défense — courriers, accompagnement, suivi de l’enquête administrative — s’élève aujourd’hui à 10 000 euros.

Aidez-nous à ce que nos universités redeviennent des espaces de liberté et que nos professeurs puissent y enseigner sans contrainte et harcèlement idéologique !

Nous comptons sur votre générosité.

https://www.helloasso.com/associations/institut-thomas-more-asbl/collectes/enseignant-suspendu-a-sciences-po-grenoble/widget-bouton

NOS AFFAIRES
Nos affaires en cours
Se retrouver
Nos prochains événements
Suivez l'actualité du collectif